A la découverte du centre de formation - Partie 1

01 juin 2021

Pour commencer cette semaine dédiée à notre centre de formation, nous vous proposons de lire les interviews de nos deux coachs, à commencer par Kévin Fauchois, responsable du centre de formation et également coach de l'équipe U20.

Tout d’abord, tu as récemment prolongé ton contrat en tant que responsable du Centre de Formation et coach des U20 pour les 2 prochaines saisons. On imagine que c’est une grande fierté pour toi de voir que la confiance du club t’a été renouvelée…

En effet, c’est une satisfaction pour moi et un réel plaisir de voir que mes dirigeants me donnent à nouveau leur confiance en me signant pour les 2 prochaines années.

Dans l’ensemble, comment les joueuses du Centre de Formation vivent-elles la situation actuelle ?

La situation actuelle n’est pas évidente pour les jeunes du centre, elles comprennent la chance qu’elles ont de pouvoir s’entrainer 1 à 2 fois par jour alors que beaucoup ne peuvent plus. Mais à certains moments, elles ont quand même des fourmis dans les jambes et elles voudraient jouer le Week-End. Heureusement, nous avons des joueuses qui restent très sérieuses dans leur projet de formation et elles continuent de s’entrainer très dur au quotidien.

Que ce soit Quentin sur les U18 ou toi sur les U20, comment préparez-vous vos séances d’entraînement sachant qu’elles ne se font pas dans l’optique d’un match ?

Nous avons dû repenser notre manière de préparer la planification avec l’ensemble du staff (Quentin et Fred) et avec les préparateurs physiques. Le fait de ne pas avoir de match nous permet de prendre encore PLUS de temps sur les fondamentaux et aussi sur le développement des joueuses. Nous avons aussi ajouté des entrainements le samedi et le dimanche pour compenser le manque de compétition soit collectivement ou individualisés. Concernant la préparation de séance, nous n’avons rien changé, nous passons autant de temps qu’avant et nous essayons d’innover constamment pour éviter la monotonie.

Selon toi, quelles conséquences pourrait avoir une telle situation pour l’avenir de nos joueuses du Centre de Formation ?

Comme je l’ai déjà dit précédemment, les joueuses des centres de formation agréés et labélisés ont une chance énorme de pouvoir s’entrainer et de poursuivre leur formation. Je pense qu’il aura davantage d’impact sur les générations futures qui n’ont pas pu pratiquer depuis maintenant plus d’un an.  

Malgré tout, on imagine que tu as vu ces joueuses progresser ces derniers mois. Quels axes doivent-elles encore travailler ?

Oui nous avons des joueuses qui travaillent avec sérieux depuis le début de la saison et nous avons vu des progrès. Il sera intéressant d’évaluer tout cela avec la reprise de la compétition. Il est très difficile de répondre à la question dans la mesure où chaque joueuse doit encore progresser en fonction des objectifs que l’on (joueuse et staff) s’est fixés. Les critères ne sont pas les même en fonction d’une U16 et une U20, mais chaque joueuse a pleinement conscience du travail qu’il lui reste à réaliser.

Comment se sont passées les détections cette saison et avez-vous fini le recrutement ?

Nous avons dû repenser au fonctionnement des journées de détection pour pallier aux contraintes liées à la crise sanitaire. Nous avons reçu des joueuses en détection faisant partie du PPF et de ce fait qui pouvaient s’entrainer de façon « normal ». Nous les avons reçus par groupe de 2 ou 3 lors des entrainements du samedi et du dimanche. Pour les autres, nous avons étudié les dossiers (CV, Lettre de motivations et vidéos) avec l’ensemble du staff. Nous avons aujourd’hui finalisé les équipes du centre de formation pour la saison prochaine en intégrant 6 nouvelles joueuses.

Ces dernières semaines, on a pu voir que Rachid MEZIANE avait fait de plus en plus confiance à certaines joueuses du centre de formation. On imagine que c’est une grande fierté pour ton staff et toi…

Nous travaillons au quotidien avec les joueuses pour atteindre un objectif de haut niveau, et forcement le fait de voir des joueuses évoluer avec l’équipe première est une satisfaction. Maintenant, il faut continuer de les accompagner pour qu’elles prennent conscience qu’il ne faut pas croire que l’objectif est atteint. Une fois de plus, nous avons la chance d’avoir des joueuses d’une grande maturité qui comprennent les enjeux.

On sait que les joueuses du groupe professionnel sont enchantées des travaux qui ont été effectués au Palacium. Pour vous, qu’est-ce que ces nouveautés vous ont apportées ?

Aujourd’hui, nous avons la chance avec le staff du Centre de Formation d’avoir un bureau où nous pouvons nous réunir pour préparer les séances. La nouvelle salle vidéo est une réelle évolution pour les séances scouting que nous faisons avec les filles. Pour conclure, le nouveau Palacium est un super outil d’entrainement et je suis sûr qu’il sera d’autant plus performant lorsque nous pourrons attirer du public pour les matches de notre équipe professionnelle.

Partons maintenant à la rencontre de Quentin Gougeon, coach U18.

Peux-tu nous expliquer quelle a été ta formation et quel a été ton parcours jusqu’à aujourd’hui ?

Je suis actuellement titulaire d’une certification de niveau 7 (master) en tant que Manager des Organisations Sportives. En parallèle, je suis en formation cette année pour obtenir le DEJEPS/DEFB, un diplôme d’entraîneur qui me permet notamment d’intervenir sur le Centre de Formation. Pour ce qui est de mon parcours, j’ai toujours gravité dans le milieu du basket. J’ai effectué différents stages, notamment à l’ESBVA-LM en 2016/2017. J’ai aussi passé plusieurs années au club de La Patriote Templeuve, dont une en tant que salarié. La saison dernière, j’évoluais au centre de formation de l’ESSM Le Portel en tant qu’assistant.

Tu es revenu à l’ESBVA-LM l’été dernier. Quelles sont tes différentes fonctions ?

J’ai deux casquettes principales au sein du club. La première est celle du Community Manager. Mon rôle est d’assurer la communication externe du club et sa promotion au sein de la métropole lilloise. Ma deuxième casquette est celle de l’entraîneur du Centre de Formation. J’accompagne nos jeunes joueuses quotidiennement dans leur perfectionnement pour essayer de les amener vers le plus haut niveau possible. Dans le même registre, je suis le coach principal de l’équipe engagée en U18 Elite.

Toi qui avais quitté le club depuis quelques années, en quoi a-t-il évolué ?

Il m’est difficile de parler de l’évolution du Centre de Formation, étant donné que je ne le côtoyais pas durant ma première expérience. Pour le reste, je trouve que le club avance bien et cherche à s’améliorer de façon pérenne, sans brûler les étapes. Par rapport à mon premier passage, on compte deux salariés supplémentaires. Même s’il y a eu quelques mouvements au sein des effectifs, le sentiment de recherche de stabilité se fait ressentir et c’est une bonne chose. A nous de tout faire pour continuer à faire avancer le club sereinement !

Quelle est une journée type de travail pour toi actuellement ?

Généralement, je démarre vers 8h, au plus tard 8h30. Je commence souvent par faire un tour des réseaux sociaux du club pour m’assurer qu’il n’y a pas de problème particulier. Le reste de ma journée se partage entre la création de contenus et la communication avec les différents acteurs liés à l’ESBVA-LM. Il faut prévoir les informations à transmettre, les visuels à créer, prendre des photos et des vidéos, etc… Je dois aussi composer dans ma journée avec les imprévus, les contraintes logistiques notamment. Je précise que ce travail n’est pas de mon seul ressort et que plusieurs de mes collègues participent eux aussi à cette organisation. En plus de cela, il faut intégrer la préparation liée au Centre de Formation. Bien qu’une majorité du travail soit assurée par Kevin FAUCHOIS, responsable sportif du Centre de formation, je dois quand même participer à la préparation des entraînements, au suivi des joueuses et à toutes sortes de missions diverses et variées. L’ensemble de ce processus s’arrête aux alentours de 18h45, quand il est l’heure d’aller à l’entraînement (du Centre de Formation). Généralement, les jeunes s’entraînent de 19h45 à 21h15. Après cela, une fois que l’on s’est assuré que tout le monde a regagné son lieu de vie, ma journée est terminée.

Comme ton collègue des U20 Kevin FAUCHOIS, ton équipe n’a plus disputé de match depuis de longs mois compte tenu de la situation sanitaire. Comment tes joueuses vivent-elles cette situation ?

Je ne vais pas cacher que les filles sont en manque de compétition. Même si tout le monde a bien conscience de la chance que l’on a de pouvoir continuer à s’entraîner (étant un Centre de Formation agréé et labellisé), il est difficile pour des jeunes filles de s’entraîner une à deux fois par jour sans pouvoir s’exprimer en match officiel. Cela a parfois conduit à quelques légères baisses de moral des troupes. On s’est adapté, on a individualisé le travail et je peux dire aujourd’hui qu’on a plutôt bien géré cette période particulière. Je tiens quand même à saluer le sérieux et l’investissement des filles qui, malgré toutes les contraintes que j’ai évoquées, ont très bien travaillé ces derniers mois et continuent de nous apporter une grande satisfaction au quotidien.

Même si, pour l’instant, vous ne pouvez faire que des entraînements, comment juges-tu ton groupe ?

Je trouve que le groupe U18 de cette année était extrêmement compétitif. Cela s’explique en partie par sa maturité, puisque plus de 50% des joueuses sont en dernière année. Il faut aussi saluer le travail de Kevin, puisque l’équipe de cette année conclue le premier cycle qu’il a entamé il y a 3 ans. On pouvait décemment prétendre à de bons résultats en championnat, d’autant qu’avec Fred (SENECAUT, assistant U18) nous avons rapidement et facilement réussi à trouver un fonctionnement nous permettant d’accompagner les filles au mieux vers la performance. Je tiens à le préciser car l’alchimie aurait pu mettre plus de temps à se mettre en place, voire ne pas se mettre en place du tout et que cela représentait aussi une part importante dans l’épanouissement des jeunes. D’un point de vue plus technique, c’est un groupe qui présentait une belle homogénéité, que ce soit dans les postes, les profils de jeu ou encore dans les gabarits. Le groupe vit très bien et il s’était de lui-même orienté vers des objectifs élevés, tout en se donnant les moyens d’y parvenir.

Dans son contexte inédit, y a-t-il des choses sur lesquelles tu mets particulièrement l’accent actuellement ? Si oui, lesquelles ?

Comme je l’ai déjà évoqué plus haut, il me semble difficile en tant qu’éducateur de ne pas insister sur la chance que l’on a de pouvoir s’entraîner. C’est le plus important pour moi, se rendre compte de cette chance et ne pas perdre de temps, même si la compétition nous manque. J’insiste aussi beaucoup sur le fait que la COVID-19 ne sera pas une excuse le jour où le jeu pourra reprendre normalement. Il faudra quand même être performant et, toute raison gardée, personne ne pourra se cacher derrière cette excuse. Enfin, pour parler un peu de technique, cette période si particulière nous a permis d’insister beaucoup plus sur le développement individuel de chaque joueuse, notamment au travers des fondamentaux.

A titre personnel, quelles sont tes ambitions dans un avenir plus ou moins proche ?

Mon ambition principale, c’est que mes joueuses s’épanouissent au mieux et qu’elles atteignent leurs objectifs personnels, scolaires et sportifs. C’est mon leitmotiv, les accompagner du mieux que je peux, tout en gardant en tête qu’il faut aussi qu’elles soient prêtes à alimenter le groupe professionnel si besoin. Après, je reste un compétiteur, et je suis aussi très attaché à l’image que mon équipe véhicule. Il ne faut pas oublier qu’on représente le club en permanence. De ce fait-là, j’ai aussi comme ambition que mes équipes performent collectivement en championnat. Donner un objectif aujourd’hui pour la saison prochaine me semble prématuré, mais une chose est sûre, c’est qu’il sera ambitieux.

Partenaires officiels