Shante EVANS : au nom du jeu

30 décembre 2018

Shante EVANS a rejoint le club cette saison. Après une demi-saison jouée, elle fait le point sur son intégration, le jeu de l'équipe et les perspectives.

 

ESBVA Com' : Bonjour Shante, même si on te connaît bien maintenant, peux-tu te présenter rapidement ?

Shante Evans : Bien sûr ! Je suis née à West Chester, en Pennsylvanie. J’ai été à l’université de Hofstra à New York. J’ai 27 ans. Je viens du club de Gerone, en Espagne.

E.C' : Pourquoi as-tu choisi de jouer au basket ?

SE : J’ai commencé à y jouer quand j’avais 8-9 ans. Le premier sport qui m’a plu était le football. Mais j’ai énormément grandi, bien plus que tous les autres et on m’a proposé de jouer au basket. Puis, je suis tombée amoureuse de ce sport. Depuis, le lycée j'y joue. En 2013-2014, j'ai fait ma 1ère saison pro en Bulgarie. La saison suivante, j'ai joué en France (en LF2 au Pays d'Aix Basket - NDLR). Je connais donc déjà un peu...!

E.C' : A ce propos, comment s’est passée ton intégration dans l’équipe ?

SE : Très bien, c’était assez facile. Les filles sont très accueillantes, tout le monde est très sympa et tout le monde parle anglais, ce qui aide beaucoup. En plus, ce n’est pas comme si j’arrivais dans une équipe assez jeune, c’est une équipe expérimentée. Ça aide aussi de jouer avec des gens qui connaissent le championnat et son système, qui ont l’habitude et beaucoup d’expérience dans le basket.

E.C' : Après une demi-saison, que penses-tu de l’équipe ?

SE : On a de bonnes joueuses. Le début de saison a été compliquée mais on s’améliore, on progresse à chaque match. On est sur la bonne voie. Il faut qu'on soit plus constante sur la durée et concentrée. Par exemple, pour notre match en Euro Ligue contre Braines, on voulait vraiment gagner, surtout après la défaite contre Lyon. On était très concentrée et on s’est appliquées en défense. Bilan: on arrache la victoire. C'est comme cela qu'on pourra décrocher des victoires.

E.C' : Quels sont les points à améliorer dans l’équipe selon toi ?

SE : La cohésion d’équipe. Mais ça va venir, ça prend du temps, c’est comme tout. Chacune de nous doit y travailler.

E.C' : Pourquoi as-tu choisi de venir à Villeneuve ?

SE : J’ai eu vent de cette opportunité en février, quand l’équipe a exprimé son intérêt pour moi. Personnellement, je voulais vraiment revenir en France.

E.C' : Pourquoi ?

SE : A cause du championnat et aussi de la sécurité financière ici. Comparé à d’autres pays où il y a tant de problèmes d’argent, comme en Turquie par exemple, ici c’est assez tranquille. En plus, d’excellentes joueuses jouent en France. Il y a aussi beaucoup de très bonnes équipes ici, donc chaque semaine il n’y a pas de match facile. C’est quelque chose que je recherchais, je voulais des challenges.

E.C' : Quels sont tes objectifs personnels pour la saison ?

SE: Globalement m’améliorer en tant que joueuse. Je travaille dur pour ça. Je veux simplement m’améliorer et aider mon équipe à gagner des matchs.

E.C' : Et pour l’équipe ?

SE : Évidemment, finir le mieux classé possible, et gagner plus de matchs en EuroLeague.

E.C' : Aurais-tu des conseils à donner à de jeunes joueuses ?

SE : Je leur dirais que le travail acharné paie. Si tu veux devenir une bonne joueuse, tu dois être impliquée et constante dans ton effort et dévouée à ton équipe et à ton staff.

E.C' : Tu as étudié aux États-Unis mais pourquoi as-tu, par la suite, décidé de quitter le pays et voyager ?

SE : Simplement parce qu’aux États-Unis, nous n’avons que la WNBA, composée de 11 ou 12 équipes, chacune composée d’une douzaine de joueuses. Il n’y avait donc pas beaucoup de possibilités pour moi de jouer au basket au niveau professionnel si je n’étais pas sélectionnée dans une des équipes de WNBA. C’était donc une opportunité de continuer à jouer au basket et également de voyager dans le monde.

E.C' : Où as-tu été ?

SE : Presque partout. La première année, j’étais en Bulgarie, puis j’ai été en France, ensuite en Roumanie, en Slovénie, en Espagne, et me voici de retour en France.

E.C' : Qu’est-ce qui est le plus dur dans ton métier ?

SE : Justement le fait que je ne sois pas à la maison. J’ai un petit frère de 18 ans et une petite sœur de 13 ans. Donc être loin de chez soi pendant 8 mois peut être difficile, on rate beaucoup des changements dans leur vie. Et aussi j’ai ma mère, mon père et ma grand-mère. On est tous assez proches, on vit vraiment pas loin. Ce sont mes plus grands supporters. Ils me supportent dans tout ce que je fais. Mais c’est clairement l’aspect le plus compliqué de mon métier. Je leur parle tous les jours, que ce soit en appel sur FaceTime ou par message sur Whatsapp. Je retourne les voir pour Noël. Ça me fait du bien et me ressource !

E.C' : Un dernier mot à quelques jours de la reprise ?

SE : D'abord une belle année à tous les supporters et à l'équipe aussi ! Ensuite, qu'en tant que guerrières, nous ne lâcherons rien. Rendez-vous en janvier !

E.C' : Merci Shante ! Belle année 2019 !

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