PORTRAIT: Zoé WADOUX

24 octobre 2018

Zoé wadoux: itinéraire d'une enfant de la balle...

Alors qu'elle rentre à l'INSEP pour sa dernière année, Zoé WADOUX, ancienne pensionnaire du Centre de Formation de l’ESBVA, nous a accordé un entretien, dans lequel elle jette un œil sur le parcours déjà accompli et sur le chemin qu’il lui reste à parcourir pour réaliser son rêve : devenir joueuse professionnelle !

ESBVA Com': Zoé, Bonjour ! Pour celles et ceux qui ne te connaîtraient pas, peux-tu nous dresser un autoportrait ?

Zoé WADOUX : Avec plaisir ! Zoé WADOUX, 17 ans (née en 2001), originaire de Boulogne-sur-Mer. J’ai commencé le basket au SOM Boulogne (club masculin), avant d’évoluer sur la Côte d’Opale (1 an au COB Calais et 2 années à BC Oye-Plage). Je suis ensuite passée par le Pôle Espoir de Wattignies (durant 3 ans), sous la direction d’Elizabeth DASSONVILLE, puis le Centre de Formation de Villeneuve pour la saison 2015/2016, avant de rejoindre l’INSEP en 2016/2017.

Parallèlement, je suis une scolarité normale et suis entrée en Terminale ES.

J’ai eu la joie de décrocher 3 titres de championne de France : catégories U13, avec la sélection du Pas-de-Calais (en 2014), sous la direction de Nicole et Bruno De COLO (les parents de Nando – NDLR), minime (en 2015) et U15 avec la sélection Nord Pas-de-Calais (en 2016).

J’évolue au poste d’arrière (poste 2).

E.C’: Comment t’est venue la passion du basket ? As-tu des modèles qui t’influencent ou t’ont influencée ?

ZW : Je suis issue d’une famille sportive et particulièrement tournée vers le basket. Toute petite, mes parents m’emmenaient dans les salles voir des matches. De plus, mes frères et sœur pratiquaient également ce sport. C’est donc naturellement que je m’y suis aventurée.

S’agissant de modèle, je n’en ai pas vraiment. Je m’inspire de ce que je peux observer et voir chez des basketteurs tels que Stephen CURRY (le meneur des Golden State Warriors en NBA – NDLR), par exemple. Pour le reste, j’apprends et me construis tous les jours, aux entraînements, en matches.

E.C’: Cet été a été, pour toi, le temps d’une nouvelle aventure en bleu. Peux-tu nous faire un retour sur ce Championnat du Monde U17 ?

ZW : L’aventure de cette année a été une grande fierté pour moi. Nous finissons Vice-championnes du Monde (battues seulement par la Team US en finale ! – NDLR) et les moments partagés avec les filles de l’équipe et l’ensemble du staff ont été intenses. J’avais la chance d’avoir déjà évolué avec la plupart de mes coéquipières (en sélection nationale U16) et notre entente était forte, sur le terrain et en dehors. Ce championnat reste ma plus belle expérience et mon meilleur souvenir sous les couleurs de l’équipe de France.

E.C’: Tu situes ce Championnat au 1er rang de tes souvenirs en « Bleuette ». Peux-tu nous faire un zoom sur ton parcours international ?

ZW : J’ai eu la chance d’intégrer les sélections « France » des catégories U15 (2015), U16 (2 ans – 2016 et 2017) et U17 (2018) cette année et, ainsi, de participer à de belles expériences de haut niveau. Avec les Bleuettes, j’ai décroché le bronze (2015, 2016) (Zoé était surclassée ! – NDLR) et l’or (2017) en Championnat d’Europe et l’argent cette année au Mondial.

E.C’: Avec l’expérience que tu as déjà engrangée à ton jeune âge, quels conseils pourrais-tu donner à un.e jeune basketteur.se qui voudrait se lancer dans l’aventure du haut niveau ?

ZW : Toujours y aller à fond pour ne rien regretter !! Même si on peut, parfois, avoir l’impression d’avoir fait de mauvais choix, il faut les assumer. Et tout donner pour améliorer la situation et, en allant de l’avant, en tirer un bénéfice et une satisfaction, sur le plan personnel ou sportif.

E.C’: Tu vas entrer dans ta dernière année à l’INSEP. Comment vois-tu la suite de ta carrière ?

ZW : J’ai, bien sûr, envie de poursuivre mon chemin dans le milieu professionnel. Aujourd’hui, je n’ai pas de club ou de destination précise en tête. Je me laisse le temps d’y réfléchir en fonction des propositions que je pourrais avoir. J’aimerai pouvoir démarrer ma carrière en France. Par ailleurs, je sais qu’une carrière professionnelle est relativement courte et qu’elle peut s’arrêter net à cause d’une blessure (Zoé a déjà vécu le traumatisme d’une saison gâchée par une blessure – NDLR), alors j’envisage de continuer des études, en prévision de ma future reconversion. J’aimerai être préparatrice mentale. J’en croise à l’INSEP et je vois la force que cela peut nous apporter lors des compétitions et dans notre travail quotidien.

E.C’: Qui dit INSEP, Centre de Formation, haut niveau, dit aussi départ du foyer familial très jeune. Qu’en a-t-il été pour toi ?

ZW : Effectivement, j’ai quitté ma famille, mes parents, à 12 ans passés. Si ce fut dur dans les premiers temps, c’est une sacrée école de vie : on gagne en maturité et on apprend à se constituer « une autre famille » avec les personnes qui nous entourent au quotidien. Ce qui m’a aidé, c’est de sentir la confiance de mes proches, de mes parents et leur soutien dans mon projet sportif. C’est important pour l’équilibre et le moral ! Aujourd’hui, de retour à Paris, je ressens moins la douleur de la séparation. Même si elle existe toujours, je la connais et cela rend les choses plus faciles. Je sais que j’aurai d’autant plus de joie et de plaisir à rentrer chez moi.

E.C’: Et de ton passage à l’ESBVA, que te reste-t-il ?

ZW : Une belle aventure ! Arrivée à l’âge de 15 ans, j’ai eu très vite la confiance de mes coachs, qui m’ont fait évoluer en U18 et U20. Ça m’a permis de grappiller du temps de jeu dans des niveaux élevés et d’en retirer un bénéfice sportif et en maturité quand je retournais jouer dans ma catégorie d’âge.

Humainement, je garde de bons souvenirs de cette période, que ce soit avec les filles du Centre ou avec le staff et l’encadrement (notamment Josée FOUQUES !). Aujourd’hui encore, j’ai gardé des contacts et j’aime revenir à Villeneuve quand je le peux.

E.C’: Pour finir, que faut-il te souhaiter pour cette saison 2018/2019 ?

ZW : Que le meilleur ! De gagner des matches avec le CFBB, de réaliser une bonne saison, en gardant la forme physique. Et pour finir : de décrocher le bac en juin prochain !

E.C’: Merci Zoé ! Et très belle saison à toi ! Nous te suivrons avec intérêt !

 

FOCUS :

Zoé WADOUX a été désignée Personnalité de l’Année à Boulogne-sur-Mer, en début d’année. Et cela n’a rien d’anodin. Sa maturité, son humilité et le recul qu’elle prend sur son sport, sa carrière, sa reconversion (!) font d’elle une joueuse à part. Bien entourée et la tête sur les épaules, c’est une joueuse qui est amenée à prendre toute sa place dans le monde professionnel dans les années à venir. C’est tout le bien qu’on peut lui souhaiter !

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