Mame Marie SY DIOP - Une Lionne chez les Guerrières

21 novembre 2018

L’internationale sénégalaise de l’ESBVA-LM, après une belle Coupe du Monde et un rythme retrouvé avec les Guerrières, a répondu à nos questions. Avec toujours autant d’entrain et d’envie, elle s’est prêtée naturellement au jeu des questions/réponses, sur tous les sujets basket.

ESBVA Com’: Mame, bonjour ! Avant toute chose, dans quelle forme physique es-tu après ta campagne espagnole de Coupe du Monde, jouée avec la sélection du Sénégal et cette reprise haute intensité avec l’ESBVA-LM ?

Mame-Marie SY DIOP: Je me sens super bien ! Et super contente de cette aventure avec l’équipe nationale ! En revenant ici, à Villeneuve, je me suis sentie très motivée et très contente de retrouver les filles.

E.C’: Petit flash-back : quels souvenirs gardes-tu de cette aventure internationale ?

MS : Je ne retiens pas un moment ou un souvenir particulier mais plutôt un ensemble. D’abord, la grande joie de l’équipe après la victoire contre la Lettonie. Ce fut un moment de communion fort entre les joueuses. Ensuite, le fait d’accéder au 2nd tour de la compétition a été une victoire pour nous. Pour le Sénégal, c’est important d’apparaître au-delà des 1ers tours dans les grandes compétitions internationales, ça montre la progression de notre basket.

E.C’: Cette belle expérience est derrière toi. A ton retour, comment s’est passée la réintégration du groupe des Guerrières ?

MS : Très bien ! J’avais fait la reprise avec le groupe avant de partir avec la sélection, du coup, mon retour n’a pas été compliqué. En plus, je connais les exigences du coach et le travail à mener avec l’équipe. Je ne suis pas partie de rien en revenant à Villeneuve après la Coupe du Monde. Les 15 jours de reprise avec le groupe début septembre m’ont été utiles.

E.C’: Tu poursuis l’aventure avec l’ESBVA-LM pour une nouvelle saison. Qu’est-ce qui t’a poussé à poursuivre ta route avec le club ?

MS : Le projet mis en place me plaît. Et participer à son développement est un challenge que j’ai envie de relever avec l’équipe. C’est vrai que la saison dernière a été compliquée et difficile, pour l’équipe, pour moi. Pour 2018/2019, j’espère vraiment qu’on pourra mieux faire et rendre le sourire à nos supporters.

E.C’: En tant « qu’ancienne », cadre de l’équipe, comment vois-tu ton rôle sur et en dehors du terrain ?

MS : Avant tout, j’essaye de faciliter l’intégration des nouvelles joueuses. Je leur apporte ma connaissance du club et de son environnement. Sur le terrain, je me dois d’être exemplaire et de mettre mon expérience, mon savoir-faire au service du collectif. Concernant les jeunes joueuses, nous les anciennes, on a un rôle de motivation : on doit les encourager à l’entrainement, les aider à se sentir relâcher en match pour reproduire ce qui est fait à l’entrainement. C’est vraiment important d’accompagner les joueuses sur cette voie. Et bien sûr, j’apporte mon maximum à l’équipe sur le terrain.

E.C’: Sportivement, qu’est-ce qui te donne toujours cette envie de pratiquer le basket ?

MS : La passion ! Tout part de là ! L’envie de pratiquer ma passion est une source de motivation et de bien-être pour moi. Je veux pouvoir jouer, tant que mon corps le permet, pour ne pas avoir de regret. Tant que je continue à prendre du plaisir et que le corps suit, tout va bien ! Je ne me pose pas de question. Après, il faut aussi que le collectif y trouve un intérêt sportif. Alors là, oui vraiment, je peux vivre pleinement ma passion basket.

E.C’: Quels conseils pourrais-tu donner à un/une jeune qui voudrait devenir professionnel ?

MS : Une carrière professionnelle, ça se mérite. Ce que je veux dire, c’est que tu dois accepter de faire beaucoup d’effort, de travailler énormément et régulièrement et de faire des sacrifices. Le sport de haut niveau a l’avantage de faire de ta passion ton activité. Mais il faut s’en donner les moyens !

Un jeune qui aime le basket en loisirs, pour qui c’est un plaisir, pourrait ne pas réussir à reproduire ce schéma en compétition. Même s’il y a du talent. Le talent seul ne suffit pas. A un moment, en compétition, plus tu élèves le niveau, plus la différence se fait sur le travail. Au niveau professionnel, tout le monde a du talent et la différence se fait sur des détails.

E.C’: Que faut-il te souhaiter pour cette saison 2018/2019, avec l’équipe et à titre personnel ?

MS : A titre personnel, une bonne santé et d’être épargnée par les blessures ! Continuer à prendre du plaisir et à apporter un plus à l’équipe. C’est vraiment important.

Sur le plan collectif, gagner des matches, bien vivre ensemble et prendre du plaisir sur le terrain. Chaque saison est un nouveau challenge ! Evidemment, gagner un titre en fin de saison serait une vraie joie ! Mais prenons les matches les uns après les autres… !

E.C’: Y a-t-il quelque chose que tu voudrais ajouter ?

MS : Remercier les supporters et particulièrement les Z’Hurlants pour leur soutien sans faille au Palacium, mais aussi à l’extérieur. Ça nous donne l’énergie nécessaire aux victoires dans les moments de match un peu plus difficiles.

E.C’: Merci Mame pour cet échange ! A très vite au Palacium !

 

 

PORTRAIT CHINOIS : Mame, si tu étais…

Un animal : une lionne !

Un lieu : Dakar, là où je suis née et où j’aime me ressourcer…

Une plante : une impatiens de Nouvelle Guinée

Un plat : le Tiep Boudiem, un plat sénégalais.

Une chanson : (réflexion)… la musique de Maabo !

Un moment de la journée : la sieste… pour bien récupérer ! (rires)

 

FOCUS :

Mame a participé au mois de septembre à la Coupe du Monde de basket avec l’équipe du Sénégal. Eliminées en huitièmes de finale face à l’Espagne (63-48), les Lionnes n’ont pas à rougir de leur parcours à Tenerife.

A cette occasion, Mame a cumulé 113 minutes de jeu sur les 4 matchs joués par le Sénégal, marqué 8,3 points/match, pris 5 rebonds/match et délivré 1,5 passes décisives/match.

 

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