Laëtitia KAMBA : rencontre d'une Guerrière en bleu et rouge

03 novembre 2018

Appelée à plusieurs reprises en équipe de France et Guerrière de cœur, Lætitia a gentiment pris le temps de répondre à quelques questions sur la saison 2018/2019, avec l’ESBVALM, l’équipe de France et pour elle.

 

ESBVA Com’: Bonjour Laëtitia ! Même si tu fais partie des joueuses « historiques » de l’ESBVALM, pour celles et ceux qui ne te connaîtraient pas, peux-tu nous dire rapidement qui tu es ?

Laëtitia KAMBA : Bien sûr ! Laetitia Kamba, 31 ans, intérieure, poste 4. Je suis revenue à l’ESBVALM la saison dernière, après une année passée à Nice. J’ai donc retrouvé un club que je connaissais bien, ainsi que ses supporters et supportrices magiques : les Z’Hurlants !

En équipe de France, j’ai la joie d’avoir connu la campagne des Jeux Olympiques de Rio (au Brésil) en 2016, une belle expérience même si nous terminons au pied du podium (4ème, battues par la Serbie). J’ai été rappelée en juin dernier pour intégrer le groupe en préparation en vue de la Coupe du monde 2018 (qui a eu lieu à Tenerife du 22 au 30 septembre – NDLR). Le fait de ne pas avoir pu faire partie du groupe qui l’a jouée a été un peu dur. Mais je suis très vite repartie sur un autre défi avec Villeneuve.

E.C’: Comment t’est venue la passion du basket ? As-tu ou as-tu eu des modèles ?

LK : Ah !... Tout est parti de mon prof d’EPS quand j’étais jeune (13 ans à l’époque !)… et grande ! Un jour, il me dit : « Laëtitia, tu es grande, tu vas faire du basket ! ». J’ai donc démarré comme ça. Et puis, au fil des séances et des entrainements, j’ai pris du plaisir et le basket s’est vraiment emparé de moi. Par la suite, j’ai intégré le club de Wasquehal et ça ne s’est plus arrêté !

Des modèles ? Mickael Jordan, parce que c’est vraiment le top et, côté joueuse, Lisa Leslie pour sa carrière et son apport au basket (ancienne internationale US quadruple médaille d’or aux JO et trois fois championne du monde ! – NDLR).

E.C’: Tu as évoqué l’équipe de France. Quel est ton meilleur souvenir avec les Bleues ?

LK : Sans hésitation, les Jeux Olympiques 2016. Vivre un tel évènement de l’intérieur, c’est quelque chose d’énorme, hors norme. Tu participes à un évènement planétaire et tu te retrouves, là, au milieu des plus grands athlètes, venus de partout dans le monde. La cérémonie d’ouverture reste pour moi un moment inoubliable.

E.C’: Et en club ?

LK : La victoire en Eurocup en 2015 !! C’était le 1er titre du club, mon 1er titre européen. Et puis vivre cette victoire sur le parquet adverse, face aux Castors Braine, dans une ambiance de folie… quelle joie ! On avait une équipe de Guerrières prêtes à aller au combat et à faire le maximum les unes pour les autres.

Ce fut vraiment un grand bonheur, partagé avec nos supporters présents en nombre (près de 500 Z’Hurlants avaient fait le déplacement – NDLR). Et finir la soirée en dansant avec eux sur le parquet… Quel souvenir !

E.C’: Revenons sur la saison déjà bien lancée. Quelles sont tes ambitions, que ce soit avec l’ESBVALM ou avec les Bleues ?

LK : Avec Villeneuve, je pense qu’on peut viser le Top 4. Nous sortons d’une saison difficile et j’ai hâte d’effacer tout ça, par le travail et pour apporter ma contribution aux résultats du groupe et de l’équipe. J’aimerai apporter encore plus défensivement, tout en progressant dans le domaine offensif. Pour cela, il faut que je réussisse à maintenir mon jeu à un haut niveau et dans la régularité.

Avec les Bleues, être appelée en sélection et avoir du temps de jeu serait déjà une belle satisfaction.

Sur le plan personnel, je préfère avancer pas à pas, sans brûler les étapes. On verra au fil de la saison…

E.C’: Justement, à l’occasion de cette saison, tu es parmi les « taulières » de l’équipe, celles qui sont restées et qui connaissent le club, son environnement. Comment vois-tu ton rôle au sein du collectif ?

LK : D’abord, je vois mon rôle primordial… en défense, sur le terrain ! Je dois être présente là où le coach me positionne, pour le bien de l’équipe. Après, concernant l’encadrement des nouvelles joueuses, je vais m’appuyer sur mon expérience et partager ce rôle de leadership avec mes 3 autres coéquipières restées au club (Jo Gomis, Mame-Marie Sy Diop et Virginie Brémont – NDLR).

Après, c’est le coach qui nous drive et qui décide. Nous les joueuses, nous devons, avant tout, penser au collectif et à l’équipe.

E.C’: Si tu devais donner quelques conseils à une jeune joueuse (ou un jeune joueur) qui souhaite devenir pro, quels seraient-ils ?

LK : Travailler, travailler et travailler !! Même si parfois on est dans le dur, que les choses ne semblent pas aller dans le sens qu’on souhaite, il ne faut rien lâcher et continuer à être soi-même.

Au final, le travail paie toujours.

E.C’: Que faut-il te souhaiter pour cette saison 2018/2019 ?

LK : (longue réflexion…) D’abord, la santé et la bonne forme physique. Si on est épargnée par les blessures, ça facilite la performance. Et bien sûr de bons résultats !

E.C’: Un dernier mot, Laëtitia, avant de nous séparer ?

LK : Oui ! J’aimerai remercier nos supporters, les Z’Hurlants, et l’ensemble des supporters du Palacium, qui nous ont soutenues la saison passée, malgré des moments sportifs difficiles. Ils ont toujours été présents, derrière nous, sans jamais renoncer. Ce sont de vrais fidèles ! C’est aussi ce qui fait la singularité de Villeneuve parmi les clubs de la ligue féminine.

E.C’: Merci Laëtitia pour cet entretien ! Très belle saison à toi ! Et à mercredi au Palacium !

 

FOCUS : Laëtitia KAMBA est une vraie « Ch'ti ».

A ce jour, plus de la moitié de sa carrière s’est déroulée dans des clubs du Nord (dont 4 saisons à l’ESBVALM). Elle apprécie la chaleur humaine et la proximité des gens de la région.

Au titre du basket, elle détient un palmarès fourni : vainqueur de l’Eurocup en 2015 avec Villeneuve d’Ascq, médaille d’or en basket 3x3 mixte en 2012, médaille d’argent en basket 3x3 féminin en 2012, médailles de bronze en 2007 au Mondial et à l’Euro (avec les Espoirs), médaille de bronze en 2006 à l’Euro (avec les Espoirs), médaille de bronze en 2005 à l’Euro (avec les Juniors).

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