Kariata DIABY : "Il n'y a que le travail qui paye"

17 septembre 2020

Cette fois, c'est au tour de notre intérieure Kariata DIABY de se prêter au jeu de l'interview d'avant-saison !

 

Avant tout, comment vas-tu ? Comment se passe ton retour sur les parquets ?

Je vais très très bien ! Par la grâce du Bon Dieu, tout se passe très bien. J’ai repris l’entrainement depuis un bout de temps, avant le groupe. Ensuite, j’ai rejoint l’effectif au mois d’août et tout se passe très bien pour l’instant sur les entrainements collectifs. J’essaie de prendre mes marques sur le terrain et ce n’est que du positif.

 

Tu vas donc enfin pouvoir faire tes grands débuts avec les Guerrières en match officiel d’ici quelques jours. Dans quel état d’esprit es-tu ?

Ca va effectivement être une première pour moi de porter les couleurs de l’ESBVA-LM (je les ai portées la saison dernière mais pas sur le terrain, malheureusement). Je suis comme une petite fille qui a envie de jouer à la balle et surtout de porter les couleurs de ce club. Dans quelques jours, je vais retrouver l’état d’esprit de compétition, je suis très excitée de savoir que ça arrive bientôt.

 

En janvier, tu vas disputer une coupe d’Europe pour la première fois de ta jeune carrière. Quelle ascension depuis ton arrivée en France à l’âge de 18 ans ! Est-ce que ça t’apporte une certaine appréhension ou tu prends les choses comme elles viennent ?

C’est vrai que ça va être la première fois que je joue l’Eurocoupe. J’en suis très contente. Depuis mon arrivée ici, je ne fais que des progrès et ça c’est dû à certaines choses que les gens savent déjà comme le travail que j’ai fait et je fais encore tous les jours. Je n’ai pas tellement d’appréhension même si, forcément je me pose des questions parce que ça sera une première sortie en Europe. Mentalement, je dois prendre les matches les uns après les autres. Déjà, le championnat de France est une compétition très dure donc là ça sera encore autre chose.

 

Justement, on imagine que tu es très suivie en Côte d’Ivoire, d’où tu es originaire. Quel(s) conseil(s) aimerais-tu donner aux jeunes Ivoiriennes qui sont passionnées de basket et souhaiteraient suivre ton exemple ?

Les jeunes qui ont envie de suivre mon exemple, je leur expliquerais que pour moi, ça n’a pas toujours été facile. Certaines n’ont pas envie de quitter leurs parents mais c’est un choix de vie et des sacrifices à faire. Je leur dirais de croire en elles, il faut continuer à aller à l’école tout en pratiquant son sport, quel qu’il soit. Mais surtout, il faut travailler, il n’y a que le travail qui paye. Aussi, il faut se méfier de son entourage et de ne pas toujours croire les personnes qui disent qu’elles vont vous aider alors qu’au finale, vous ne pourrez en devoir qu’à vous-même.

 

Malgré le fait que tu n’as pas joué la saison dernière, on se doute que tu as reçu beaucoup de soutien de la part de nos supporters. Quel message voudrais-tu leur faire passer pour la saison qui arrive ?

Oui, c’est vrai que j’ai reçu beaucoup de messages des supporters, que j’espère revoir au plus vite mais cette fois-ci je serai sur le parquet. Je voudrais les remercier beaucoup parce qu’ils ont été comme la 6ème joueuse et m’ont aidé à me relever. Cette saison, on les attend nombreux pour nous soutenir même si, au début, on n’aura pas notre salle habituelle. On se doute que ça sera plus compliqué pour eux de se déplacer mais on a besoin de leurs voix, d leur présence en tant que 6ème joueuse pour nous encourager.

 

Crédit photo : Ghesquière

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