GUERRIERE - episode #5 - Virginie BREMONT

14 novembre 2018

C’est à l’occasion d’une fin d’entrainement collectif que Virginie nous a accordé quelques mots, le temps de faire un tour d’horizon basket et d’évoquer, avec elle, les ambitions du club et les siennes pour la nouvelle saison.

 

ESBVA Com’ : Bonjour Virginie ! Heureux de te revoir ! Tu as entamé ta 5ème saison à l’ESBVALM. Tu n’es donc plus une inconnue ( !). Pour les nouveaux abonné.e.s et suppporters.rices qui nous rejoignent cette année, peux-tu nous retracer les grandes lignes de ton parcours ?

Virginie BREMONT : Avec plaisir ! Le basket, c’est une histoire de famille chez moi. J’ai commencé très tôt à fréquenter les parquets des salles : mon papa était coach de basket à Cuvier ! Dès l’âge de 4 ans, il me laissait jouer sur le côté, pendant les séances. C’est comme ça que tout a commencé.

Par la suite, je me suis licenciée en club et dès la catégorie « poussines », j’ai rejoint le COB Calais. C’est dans ce club que j’ai fait mes armes, en intégrant notamment le Centre de Formation. A mes 18 ans, j’ai intégré le club d’Armentières (en Nationale 1, à l’époque – l’ancêtre de la LF2, NDLR). J’y ai passé 3 années et j’ai connu la montée en Ligue. Cette période a été le véritable détonateur de ma passion pour le basket.

En Ligue féminine, mon parcours a commencé avec Montpellier. Le coach de l’époque, un nordiste ( !) (Valéry DEMORY – NDLR), m’a contacté pour me présenter le projet. J’ai été emballée et j’ai dit « oui » ! C’est là que j’ai découvert le très haut niveau, sur le plan national et en coupe d’Europe.

Par la suite, après 4 saisons dans l’Hérault, c’est Fred (DUSART) qui a souhaité qu’on travaille ensemble. Le projet sportif et du club m’intéressait : c’était un nouveau challenge et je retrouvais mes racines. C’est comme ça que je suis arrivée à Villeneuve d’Ascq.

E.C’ : On peut comprendre que tu as attrapé le « virus » du basket très tôt. Pour autant, as-tu ou as-tu eu des modèles ?

VB : Des modèles ? Pour tout dire : non ! Je n’en ai pas. Je m’intéresse au basket féminin, principalement à la Ligue et aux Coupes d’Europe. Mais je dois avouer que je ne suis pas de celles ou ceux qui connaissent le NBA sur le bout des doigts ! (rires). J’ai même failli faire du foot ! (rires). A l’époque (vers l’âge de 10 ans), je jouais beaucoup avec les garçons et quand un club a voulu me recruter, c’est ma mère qui a mis un veto : « Non ! Virginie fait du basket et reste au basket ! ». Il faut dire qu’elle-même était joueuse !

E.C’ : Petit état des lieux. Comment vas-tu, physiquement et mentalement ?

VB : Bien !... Les vacances m’ont permis de souffler ! La récupération était à l’ordre du jour ! J’ai fait un bon break pendant la trêve estivale : j’ai même complétement coupé du basket en mai et juin. Ça m’a permis de me régénérer sur le plan physique et aussi sur le plan mental.

C’est vrai que la saison 2017 2018 a été très compliquée pour moi. La 1ère partie de saison a été très bonne, j’avais de bonnes sensations et puis vient la blessure, qui m’immobilise plus que je ne l’imaginais (blessée en novembre 2017, Virginie ne reprend véritablement qu’en février 2018 – NDLR). Le basket est un sport très exigeant et il faut être à 100% pour reprendre.

Finalement, je retrouve les parquets à un moment où l’équipe est en perte de vitesse. Bilan : une saison un peu galère, à oublier.

Aujourd’hui, avec cette nouvelle saison, je me sens pleine d’envie et de motivation. La passion est toujours là, bien présente. C’est mon véritable moteur. Quand je ne l’aurais plus, il sera temps d’arrêter… !

E.C’ : Parlons Guerrière. Te voilà devenue l’une des « Gardiennes du Temple » villeneuvois. Pour la saison qui s’annonce, comment vois-tu ton rôle sur et en dehors du terrain ?

VB : Hors du terrain, je pense que nous (les « anciennes, Jo, Laeti, Mame, moi) devons essayer de faciliter l’intégration des nouvelles, et notamment de celles qui ne parlent pas forcément le français. On doit être présentes pour l’accueil, faciliter la prise de marque dans leur vie de tous les jours.

Après sur le terrain, en tant que meneuse, mon rôle est d’être un « chef d’orchestre ». Avec l’expérience emmagasinée et notre relation, je suis aussi un relais du coach sur le terrain (Virginie insiste sur la complicité qui existe avec Fred et qui s’est installée au fil des saisons communes - NDLR). Avec Jo, comme capitaine, je pense qu’on se doit de montrer la voie et l’exemple à nos coéquipières.

E.C’ : Qu’est-ce qui explique ta longévité au sein du club ?

VB : Je me sens bien à Villeneuve. J’ai de bonnes relations avec Fred, avec le staff et les gens du club. Ça me rend libre dans la tête et, du coup, je peux me consacrer pleinement au basket. Sans prise de tête, juste en pensant à vivre chaque jour pleinement.

E.C’ : Dans ce contexte de renouveau de l’équipe, quelles sont justement tes ambitions, que ce soit avec l’ESBVALM ou personnellement ?

VB : D’abord sur le plan personnel !! Une saison sans blessure… Si on considère ma petite entorse de début de saison comme une blessure, je suis tranquille pour la saison (rires) ! Et un niveau de forme et de performance tel que celui que j’avais en début de saison passée.

Sur le plan de l’équipe, avec Villeneuve, je pense qu’on doit viser un titre. C’est l’ambition de toutes les grosses équipes en début de saison. Pour le club, ça serait bien de décrocher la Coupe de France. Il y a une vraie attente sur ce plan là.

E.C’ : A propos de l’ESBVALM, quel est ton meilleur souvenir avec le club ?

VB : La victoire en Eurocup en 2015 !! C’était mon 1er titre avec Villeneuve et le 1er du club. On avait une très bonne équipe à l’époque, organisée et soudée autour d’Ann (WAUTERS, capitaine de l’équipe lors de la saison 2014 2015 – NDRL), avec aussi Fati (Fatimatou SACKO – NDLR), Gégé (Géraldine ROBERT – NDLR). Un groupe de copines, sans prise de tête. On avait plaisir à se voir en club mais aussi en dehors.

Après la demi-finale retour contre Macabi BNOT (où Villeneuve renversa la balance en l’emportant 72-56, après une défaite de 11 points à l’aller – NDLR), on s’est dit que ça serait trop bête de ne pas aller au bout.

La victoire à Charleroi, face à Braine, est juste énorme. Tout était contre nous : la défaite à l’aller, l’ambiance belge dans une salle de 6.000 places… Heureusement, on a pu compter sur nos formidables supporters, emmenés par des Z’Hurlants déchainés ! La victoire, la fête sur le parquet avec la famille, les amis, les supporters… Ça reste un grand moment de ma carrière de guerrière.

E.C’ : Et ton meilleur souvenir basket ?

VB : Sans hésitation, la victoire en Coupe de France avec Montpellier. Un 1er titre, dans une arène parisienne (à l’époque la finale se jouait à Bercy – NDLR), ça reste inoubliable et forcément un moment fort dans une carrière pour une joueuse.

E.C’ : Il y a maintenant quelques années que tu évolues dans le monde professionnel, avec toujours autant d’envie et de passion. Pour autant, prépares-tu déjà ta reconversion ?

VB : Bien sûr, j’y pense et je la prépare ! Même si je n’ai pas encore d’idée arrêtée sur ce que je ferai après le basket…

Du coup, j’explore les pistes ! Les enfants et la petite enfance m’intéressent. J’ai d’ailleurs obtenu mon diplôme pour exercer auprès d’eux (en crèche ou en école maternelle). Le coaching sportif est également un sujet qui m’intéresse. L’idée serait de devenir coach perso et de m’associer, pourquoi pas, à un ou une diététicienne, pour proposer un accompagnement complet à la personne suivie. Enfin, en tant que représentante de la marque Tarmak, j’aimerai participer au développement de la marque, pourquoi pas dans le Sud.

Donc pas mal de projets en tête… Mais pour l’instant, c’est le basket avant toute chose !

E.C’ : Que faut-il te souhaiter pour cette saison 2018/2019 ?

VB : D’abord, une bonne forme physique et pas de blessure !! Ensuite de garder ce plaisir du jeu. Et enfin, un nouveau titre pour le club !!

E.C’ : Merci Virginie pour cet échange ! A très vite au Palacium et sur les parquets !

PORTRAIT CHINOIS : Virginie, si tu étais…

Un animal : un koala… parce que c’est beau !

Un sport : le basket, bien sûr !

Un lieu : la plage

Un monument : (réflexion) Joker !

Un végétal : une orchidée !

Un plat : les pâtes (sourire)

Une chanson : « Femme » de Jean-Luc LAHAYE (dédicace à Sab’ BOUCHON et Flo’, qui se reconnaitront !)

Un moment de la journée : la soirée !

FOCUS :

Virginie BREMONT est un pur produit de la région. Native de Calais, elle a passé la plus grande partie de sa carrière sur les parquets du nord de la France : depuis 2007 et ses débuts à Armentières, elle a joué 7 saisons sous le ciel du Nord.

Meneuse au grand cœur, elle s’est impliquée dans la lutte contre les maladies rares, en soutenant le projet « Tour de France des maladies rares ». Elle est, aussi, l’une des rares joueuses de LFB à disposer de son Fan-Club.

Côté palmarès, Virginie affiche une médaille d'or au championnat d'Europe U20, un titre de Championne de France NF1 (en2009), deux titres en Coupe de France (2011 et 2013), deux titres de Championnes de France LFB (2014 et 2017, avec l’ESBVALM bien sûr !) et une Eurocup (en 2015, toujours avec Villeneuve).

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