Euroleague - 1ère journée : Quand David rencontre Goliath, l’exploit n’a pas toujours lieu…

24 octobre 2018

Euroleague – 1ère journée : ESBVA-LM défait par l'UMMC Ekaterinburg (51-99)…

A 20 minutes du coup d’envoi, le Palacium se remplit doucement… mais sûrement ! L’ambiance sera chaude et le spectacle à la hauteur d’un 1er match de campagne d’Euroleague pour l’ESBVA-LM. Les supporters russes ont fait le déplacement eux aussi. Et même s’ils sont moins nombreux que lors de leur dernière venue, il sont toujours aussi dynamiques et bruyants.

Côté villeneuvois, on mesure l’ampleur de la tâche et la hauteur de la montagne qui s’élève devant les Nordistes. L’échauffement d’avant match donne un aperçu de ce qui sépare un champion d’Europe d’un ancien champion de France : un effectif qu’on nommerait « galactique » le match se tenait dans un autre lieu (plus ibérique) et dans un autre sport (où la balle se pousse avec les pieds plutôt qu’avec les mains !), des stars à transformer le parquet en véritable constellation, un alignement de noms sur le tableau d’affichage qui en dit long sur la profondeur de banc, une sérénité et une puissance qui se dégagent avant même le coup d’envoi. Pour autant, les Z’Hurlants, comme à leur habitude, enflamment les tribunes, eux aussi dès l’échauffement.

A 7 minutes de l’entame de match, le Palacium affiche complet et les derniers et dernières arrivé.e.s se pressent, puis se tassent pour assister à cette rencontre.

Le 1er quart temps débutait avec Mame, Virginie, Christelle, Magali et Romy sur le parquet, pour l’ESBVA-LM. Après un lancer fictif réalisé par Zoé Wadoux, c’est les Russes qui emportaient le 1er ballon du match et marquaient dans la foulée les 2 premiers points. L’ESBVA-LM répliquait par Magali qui inscrivait 3 points. Suivait alors un temps de fébrilité de Villeneuve qui laissait Ekaterinburg prendre le large (3-10), provoquant un temps mort de Fred à 7’31 du terme. C’est finalement Mame qui stoppait la disette nordiste (5-10). En réplique, les Russes se régalaient derrière l’arc et shootaient à 3 points (9-18 à 3’54 du terme). Shanté et Angie rentraient alors pour tenter d’apporter de la percussion, en attaque et sous les paniers. Mais qu’il est dur d’arrêter les rouleaux compresseurs d’Ekaterinburg (Alba Torrens, Britnay Griner… même s’il lui arrivait de louper un lancer franc). A 2’20 de la fin de période, Emma Meesseman portait le score à 24-11 en faveur des visiteuses. Et même sur les interceptions de Villeneuve (Virginie à 1’40), suivies de mouvements rapides, les paniers se refusaient aux métropolitaines. Angie, sur lancer-francs, parvenait à marquer 2 points et à ramener l’écart à -11, avant que l’UMMC ne reprenne 2 points dans la foulée (26-13 en leur faveur). La fin de la période était sifflée sur le score de 14-30, en faveur des championnes d’Europe.

Que dire à l’issue de ce quart temps ? Une vitesse d’exécution bien supérieure côté russe, une précision dans le shoot plus élevée et une habitude des joutes européennes de très haut niveau. Les satisfactions côté villeneuvois ? Les Guerrières n’abdiquaient pas…

Le second quart temps reprenait sur un rythme similaire.

Et Villeneuve était contraint de subir et d’attaquer à longue distance. Magali, Shanté, Virginie, Laetitia et Angie avaient beau se démener sur le parquet, rien n’y faisait : les Russes accéléraient et continuaient leur marche en avant. A 16-37 à 7’33 du terme, Fred prenait un nouveau temps mort pour tenter de remettre son équipe dans le bon sens. A 4’ de la mi-temps, l’écart avait encore grimpé pour atteindre +21 pour les tenantes du titre (37-16). Et comme les tirs à 3 points tombaient du bon côté du cerceau pour l’UMMC, le match devenait à sens unique (47-25 à 3’21). La pénétration dans la peinture russe relevait de la mission impossible. Et lorsque les Guerrières perçaient le verrou défensif, les tirs étaient pris dans des conditions périlleuses. A 2’23, Ekaterinburg demandait un temps mort, plus pour faire souffler son effectif que pour recadrer son fonctionnement. Et le festival se poursuivait, côté russe. Et la mi-temps était atteinte sur le score sans appel de 55 à 26 pour les Championnes d’Europe. Fin de période conclut par un nouveau « 3 points » de Keyla Mc Bride (11 points inscrits en 17 minutes de jeu avec un ‘sans faute’ à longue distance – 3/3).

Les deux périodes de la 1ère mi-temps avaient été remportées par Ekaterinburg. Et tandis que les Russes restaient sur leur dynamique, l’ESBVA-LM marquait le pas et ne parvenait plus à suivre l’ogre russe (14 points dans le 1er quart, seulement 12 dans le deuxième). Si bien que la 2nde mi-temps risquait fort de tourner à la démonstration. L’écart se lisait également dans les statistiques : à peine 30% de réussite au shoot pour l’ESBVA-LM contre 64% pour les Russes, dont 7/10 à « 3 points » pour les visiteuses, contre… 2/14 pour les Villeneuvoises !

La partie reprenait avec une possession russe. En face, Fred alignait un Cinq de Guerrières constituait de Virginie, Magali, Romy, Christelle et Shanté. Malheureusement, les premiers points du quart temps étaient… russes ! Et après à peine 2’ de jouée, le score était passé à 59-26. Étonnamment, alors que le match ne pouvait plus leur échapper, les visiteuses commettaient quelques erreurs et fautes de concentration, donnant des ballons aux Guerrières. Mais très vite, elles se ressaisirent ! A 6’22 du terme de la période, 3 joueuses russes avaient passé les 10 points : Alba Torrens (10), Brittney Griner (11) et Courtney Vandersloot (14). Pendant cette période, qui paraissait étonnamment longue, Ekaterinburg prenait le large (73-31 à 4’26 de la fin de période) et donnait une véritable leçon aux Guerrières. Il y aurait des jours meilleurs et des matchs plus à la portée des Villeneuvoises. Bien conscients de la classe d'écart qui existait entre les 2 équipes, les Z’Hurlants continuaient à soutenir et à porter leurs joueuses ; même si, sur le parquet, le cœur n’y était plus vraiment (à 2’50, l’écart était de +46 pour les Russes – 78 à 32). Au 80ème point inscrit, Fred prenait un temps mort. Que pouvait-on encore faire face à une telle armada de talents et de précisions ? 

Peut-être juste ne pas sombrer complétement et éviter d’y laisser trop d’énergie.

A la fin du quart temps, 5 joueuses russes avaient passé la barre des 10 points, contre 1 seule villeneuvoise (Angie à 10 points tout juste). C’est dire ! Et plus fort encore, toutes les joueuses de l’UMMC entrées sur le terrain avaient marqué ! Le score avait enflé et atteignait 82-41 en faveur du Goliath venu de l’Est.

La dernière reprise s’effectuait avec Virginie, Mame, Laetitia, Angie et Magali. Mais la marche en avant continuait. Et le coach russe se permettait de faire tourner son effectif en laissant entrer sur le terrain ses jeunes pousses. Fred faisait de même en envoyant Hélène se confronter aux poids lourds d’Ekaterinburg. La démonstration continuait : 91-43 à 6’34 de la fin du match. La barre des 100 points était dans la ligne de mire russe… Le moral et l’honneur des couleurs villeneuvoises étaient saufs lors qu’Hélène inscrivit 2 points à la barbe des stars russes. Pour l’anecdote, le score était alors de 93-45 pour les visiteuses. A 3’13 du terme de la rencontre, l’ESBVA-LM obtenait 2 lancers pour une 5ème faute d’équipe de l’UMMC. A l’image du match, aucun ne parvenait à être transformé. Et sur la possession russe qui suivait , c’est Villeneuve qui se mettait à la faute, provoquant 2 lancers russes… inscrits ! Cette phase de jeu était un raccourci de la rencontre et du niveau qui séparait ce soir les 2 équipes en présence sur le parquet. Même les interceptions de Magali ne permettaient pas d’aller à dame. Pire, les balles étaient perdues bêtement et offraient des contres aux Russes, qui ne se faisaient pas prier pour inscrire les paniers. A 1’50 de la fin du supplice, le score était de 99 à 47 en défaveur des Guerrières.

Et au bout du bout, les Guerrières se démenèrent pour éviter d’entrer dans les 3 chiffres en maintenant le score russe sous les 100 points. Au courage et au mental !

Victoire finale d’Ekaterinburg 99 à 51 !

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