Courtney HURT : "Je suis fière de ce que je suis"

10 juin 2020

Alors que les Etats-Unis sont le théâtre de grandes manifestations depuis plusieurs jours pour dénoncer le racisme, notre ailière Courtney HURT a accepté de s'exprimer sur le sujet et a également parlé de sa préparation d'intersaison.

 

Tout d’abord, comment vas-tu ?

Je suis aux Etats-Unis actuellement et je vais plutôt bien. C’est malheureux que notre saison se soit terminée de cette façon mais je suis contente de pouvoir passer autant de temps avec ma famille.

 

Comment prépares-tu la saison prochaine ?

Je me prépare toujours de la même façon. Ma préparation est faite de beaucoup de musculation, d’entraînement basket et de cardio. Plus je vais me rapprocher de mon retour en France et plus je vais accroître l’intensité des séances.

 

Nous savons tous ce qu’il se passe actuellement aux Etats-Unis. Parle-nous de la situation dans ta ville et aux alentours.

Ici, à Conyers (Etat de Géorgie), c’est plutôt calme mais dans la ville voisine, Atlanta, c’est tout le contraire. Il y a eu des manifestations de grande ampleur qui ont mené à des violences policières, à des émeutes et à des pillages de magasins et autres enseignes.

 

Que penses-tu de cette situation ?

Selon moi, c’est le résultat d’un manque d’intérêt envers la communauté noire. Il n’y a pas qu’aux Etats-Unis que les gens manifestent, on peut aussi voir ça partout dans le monde grâce à la télévision, on n’est donc pas seuls à mener ce combat ! Le monde n'en peut plus du racisme et de la violence policière, que l’on peut constater depuis de nombreuses années.

 

As-tu déjà été confrontée au racisme aux Etats-Unis ?

Oui, j’ai vécu le racisme aux Etats-Unis et même en France. Je trouve ça malheureux et triste mais de toute façon, je suis fière de ce que je suis et de ma couleur de peau.

 

Si tu avais l’opportunité de parler aux autorités fédérales américaines et aux manifestants, que leur dirais-tu ?

Je ne m’adresserais qu’aux manifestants parce qu’ils représentent le peuple américain et ont les moyens de faire en sorte que les choses changent. Même si je soutien le mouvement, je pense que la seule manière de protester, c’est de se rendre dans l’isoloir et utiliser notre droit de vote. Le fait d’élire les bons représentants* à l’échelle locale et nationale permettra d’appliquer un réel changement dans les politiques actuelles.

 

*Aux Etats-Unis, ce sont 538 Grands Electeurs locaux qui sont élus par les citoyens pour désigner le Président américain lors du mardi qui suit le premier lundi de novembre (en l’occurrence, ça sera le mardi 3 novembre 2020).

 

Crédit photo : Bièrenard Photographie

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