Angie BJORKLUND : Aller simple pour le basket !

19 décembre 2018

Arrivée cette saison au club, Angie BJORKLUND s'est rapidement intégrée à l'équipe et a trouvé sa place. Elle nous a accordé un peu de son temps pour répondre à quelques questions sur elle, le basket, la France et les USA !!

 

ESBVA Com' : Bonjour Angie ! Pour nos supporters, peux-tu retracer ton parcours dans le basketball ?

Angie BJORKLUND : J’ai commencé à y jouer très jeune puisque j’ai une grande sœur qui y jouait, et comme je faisais tout comme ma sœur et bien je me suis mise au basketball à mon tour. J’ai donc commencé tôt et j’ai adoré le sport, y jouer, m’entrainer et m’améliorer et voilà, j’ai simplement continué à y jouer depuis ce temps.

E.C : As-tu des modèles dans ce domaine ?

AB : Quand j’étais petite, ma grande sœur était bien évidemment mon modèle. Puis, je viens de Spokane dans l’État de Washington, et c’est de là que vient John Stockton (grand joueur de NBA - NDLR), j’ai donc grandi en le regardant jouer et je l’admirais beaucoup. C’est un ami de ma famille.

E.C : Quelles différences notes-tu entre le basket US et le français ?

AB : Une des différences majeures entre les deux est le style de jeu.

Dans la ligue dans laquelle je jouais aux États-Unis, le rythme était soutenu : ça montait et descendait et ça jouait beaucoup plus vite. Il y avait beaucoup plus de 1vs1 alors qu’en France c’est plus du basket d’équipe. Il y a plus de schémas tactiques et ça va un peu moins vite. C’est très différent.

E.C : Toi qui connais donc les deux, quelles sont tes préférences ?

AB : Ce que j’aime dans le style français c’est l’attaque sur demi-terrain, comme suis une shooteuse. En plus, je préfère attaquer avec mes coéquipières que juste marquer en 1vs1 tout le temps. Je pense qu’en France, le style de jeu correspond plus au mien.

E.C : Tu viens de Tarbes, dernier finaliste du championnat. Que retiens-tu de ton passage à là-bas ?

AB : C’était une très bonne équipe. Je connaissais bien le coach et j’étais en excellents termes avec lui. J’adorais mes coéquipières, c’était une équipe très sympathique.

Mais cette nouvelle expérience ici est totalement différente ; à Tarbes, j’ai découvert le Sud de la France et maintenant, j’ai l’opportunité de découvrir le Nord, qui est déjà différent (rires).

E.C : Pourquoi as-tu choisi de venir à Villeneuve ?

AB : Bonne question ! (elle rit) Je plaisante. J’ai toujours connu Villeneuve en tant que très, très bonne équipe. En plus, je n’avais jamais joué en Eurocup et Euroligue alors c’était l’occasion d’y participer.

J’ai entendu beaucoup de bonnes choses à propos des joueuses et des coaches. Je me suis juste dit que c’était une bonne opportunité et une nouvelle expérience à tenter après deux ans à Tarbes. Pour l’instant j’aime tout ici.

E.C : Comment s’est passée ton intégration ?

AB : Depuis que je suis arrivée tout s’est très bien passé. Le staff aussi bien que l’équipe, la direction, tout le monde a été très serviable. Si j’avais besoin de quoi que ce soit, ils étaient là, si j’avais des questions ils y répondaient toujours.

Ça a été une transition assez facile. Parfois, quand on est à l’étranger, loin de chez soi, ça peut être difficile donc je pense vraiment que ça a été le meilleur départ que j’aie eu dans une équipe. Je me sens bien, intégrée par l’équipe – ils sont très accueillants.

Concernant les gens en général, il faut savoir que j’ai entendu beaucoup de bonnes choses sur les gens du Nord, et c’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles je voulais jouer ici, parce que j’avais entendu de bonnes choses. C’était vraiment une transition facile.

E.C : Quels sont tes objectifs (perso et avec le groupe) pour cette saison ?

AB : (Prend une grande inspiration) Voyons… Bien sûr, dans ma tête je me dis toujours que je voudrais que l’équipe se qualifie pour les finales. Et aussi de poursuivre l'aventure en Coupe d'Europe. Mais personnellement, je me fixe des buts à court terme. Je ne me projette jamais trop loin dans le futur, j’essaie juste de vivre un jour à la fois.

Tous les jours en me réveillant, je me fixe un but pour la journée au lieu d’un objectif lointain. Je me concentre plutôt sur un match à la fois, comme pour les jours. C’est comme ça pour moi.

E.C : Que faut-il te souhaiter pour la seconde partie de la saison ?

AB : C’est une bonne question, je n’avais pas pensé à ça ! Je dirais la santé et pas de blessures. Je souhaite cela à moi-même mais également à toute l’équipe parce que c’est une très longue saison et c’est parfois difficile physiquement.

Donc une bonne santé, et de toujours garder un esprit combattif et une attitude positive. Un bon comportement sur le parquet et profiter à fond du jeu avec mes coéquipières.

E.C : Un petit mot pour les supporters ?

AB : Ah oui ! Lorsque j’étais à Tarbes (elle rit) je n’aimais pas du tout jouer à Villeneuve (rit à nouveau) parce que c’est de loin la salle où c’est le plus difficile de jouer à cause des supporters. Donc je savais qu’en signant à Villeneuve j’allais avoir tous ce soutien de mon côté (j’étais ravie !), que des supporters parmi les meilleurs de France seraient avec moi cette fois ! (rires)

J’aimerais juste leur dire que leurs encouragements font vraiment la différence et que c’est très dur pour les autres équipes de venir jouer à Villeneuve d’Ascq, à cause du bruit et du nombre de supporters. Encore une fois, cela fait vraiment la différence et nous les en remercions. J’ai entendu que certains supporters faisaient les déplacements et je ne savais pas ça parce que ça n’arrive pas dans les autres équipes.

E.C : Qu’est ce qui te manque le plus des USA ?

AB : Je dirais la nourriture (elle rit). La nourriture française est bonne mais celle des États-Unis me manque (c’est sûrement parce que lorsqu’on passe beaucoup de temps à l’étranger, les choses qu’on a, chez nous, nous manquent), et c’est certainement parce que je suis en train de manger à l’heure où l’on parle que je dis ça (rires). Mais plus sérieusement, je pense que ma famille me manque le plus (ma sœur, ma nièce et mes neveux, et ma mère et mon père).

E.C : Qu’est-ce que tu aimes le plus en France ?

AB : La possibilité de voyager et d’aller voir différents endroits et découvrir la culture française. J’aime aussi le fait que les gens soient si sympathiques (en tout cas c’était comme ça dans le sud !). Ils disent toujours « Bonjour ! » [en français dans l’interview]. J’ai tout simplement l’impression que les gens sont très gentils en France.

E.C : Merci Angie pour ta disponibilité et bonne seconde partie de saison avec l'ESBVA-LM !

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