ESBVA inside !

08 janvier 2019

L’ESBVA, c’est n’est pas que la section professionnelle. C’est aussi et surtout une infrastructure de formation qui vise à permettre aux jeunes d’évoluer dans des conditions optimales pour se préparer au haut niveau.

Nous vous proposons de découvrir cette autre facette de notre club. Et pour le 1er épisode de cette série, nous sommes partis à la rencontre de Josée Fouques, Didier Baelde et Olivier Verschilde pour découvrir l’antichambre du club pro. Là où tout commence…

 

Épisode 1 : Le Centre de Formation, pour qui ? Pour quoi ?

Le contexte :

Comme toutes les équipes de LFB, l’ESBVA a l’obligation de se doter d’un centre de formation. Cette obligation est valable dès la montée en LFB, mais peut être anticipée par le club.

Ainsi, les équipes de LFB possèdent un centre de formation, qu’elles peuvent, si elles le souhaitent, conserver en cas de descente à l’échelon inférieur. De même, les équipes de Ligue 2 ou de National 1 sont dotées d’un centre d’entrainement.

Le centre de formation est habilité par un double agrément délivré par le Ministère de la Jeunesse et des sports et la Fédération française de basket-Ball. Cet agrément est valable 4 ans, avec un contrôle de conformité tous les 2 ans :

-          Le ministère vérifie la conformité des installations et de l’accueil des joueuses,

-          La fédération s’intéresse au niveau de formation des basketteuses et à la poursuite de la carrière.

 

Les objectifs :

Le centre de formation a pour finalité de permettre à la joueuse d’atteindre le plus haut niveau possible, tout en évaluant également le collectif dans lequel elle évolue.

Le centre de formation de l’ESBVA regroupe les catégories d’âge U18 et U20. Les U18 ont l’obligation d’évoluer dans les 20 meilleures équipes de France.

Les joueuses en formation sont âgées de 15 à 20 ans (au 31 décembre de l’année civile). En plus de la formation au basket, les pensionnaires du centre suivent une scolarisation ou une formation supérieure durant leurs années au centre. Cela ne va pas sans poser de problème pour les joueuses qui sont dans leur 21ème année. En effet, n’étant plus au centre de formation tout en étant engagées dans des études supérieures (généralement, la 2ème année du cycle), elles font le choix de s’orienter vers des clubs qui peuvent leur proposer un contrat pro, tout en assurant la poursuite d’études.

L’ESBVA met l’accent sur les U18, pour une double raison :

-          Le conventionnement est plus intéressant pour la joueuse et pour le club (3 ans maxi, renouvelable 1 fois),

-          Le ranking est plus intéressant pour le club.

Il est à noter que dès la signature d’un contrat pro jusqu’en Nationale 2, le centre de formation bénéficie d’un « retour sur investissement » financier, réparti de la façon suivante :

-          Au prorata de l’investissement de chaque centre de formation,

-          En fonction des résultats obtenus.

 

Le fonctionnement à l’ESBVA :

La politique du club en matière de formation est de former les jeunes dès le plus jeune âge (catégories Jeunes) puis garder une ossature d’équipe d’année en année, pour augmenter le niveau de basket et orienter les meilleures vers le centre de formation de Villeneuve d’Ascq.

Néanmoins, cette vision doit également se voir à travers le prisme du rôle social et sociétal que joue le club dans la ville. Ainsi, l’ambition sportive d’un développement élitiste ne doit pas faire oublier l’objectif du sport pour toutes et tous (sport de masse).

L’ESBVA veille à concilier ce double objectif.

S’agissant du coût de la formation au centre, il revient à 6.000 € annuels/joueuse (essentiellement lié à l’accès au CREPS), sur lequel les familles sont sollicitées à hauteur de 350€/mois. En contrepartie, la joueuse prend l’engagement de se conventionner. Ce point est une obligation pour les clubs, qui doivent disposer d’un effectif au centre de formation compris entre 10 joueuses minimum et 21 maximum (soit 2 équipes). Aujourd’hui le centre de formation de Villeneuve d’Ascq comprend 18 pensionnaires.

 

L’intégration du centre de formation :

L’entrée au centre de formation se fait par sélection : sur le potentiel basket avant tout, avec un regard sur la partie comportementale au collège ou au lycée.

Durant la période comprise entre février et avril, des journées de test et de sélection sont organisées par le club. S’agissant du seul club de LFB au nord de Paris, le nombre de postulantes est élevé. La filière interne, issue de l’ESBVA, est également une voie d’accès possible au centre de formation.

Concrètement, 2 à 4 demi-journées accueillant jusqu’à 15 joueuses sont organisées. Ce sont donc 45 à 60 joueuses qui sont testées par an. La concurrence est forte entre les centres de formation des clubs et l’INSEP : d’un côté, la certitude de jouer dans les équipes nationales de jeunes (INSEP), de l’autre, l’objectif d’atteindre peut-être le professionnalisme (centre de formation).

Très clairement, le passage à l’INSEP est un facteur facilitant l’intégration de l’équipe de France féminine.

Pour autant, si la joueuse est retenue par l’ESBVA, c’est bien celle-ci qui a le dernier mot. Le choix de l’apprentie-pensionnaire est aussi guidée par les résultats de l’équipe pro, ceux de l’équipe du Centre de formation (avec notamment la perspective de participer au Final Four) et par les résultats scolaires (les résultats au bac sont importants pour les parents) et les frais financiers induits pour la famille.

L’ESBVA tire la majeure partie de ses recrues de l’Ile de France jusqu’au Hauts-de-France et de l’Outre-mer. Les pensionnaires ont toutefois la possibilité de changer de centre de formation en fin de saison sportive.

 

L’organisation :

Comme pour beaucoup d’autres étudiantes, la 1ère problématique rencontrée par les pensionnaires du centre de formation est le logement. Où être hébergé ? Le club ne dispose pas d’internat. Il est donc nécessaire d’établir des partenariats : avec le CROUS pour loger les joueuses étudiantes, avec le CREPS pour héberger les joueuses lycéennes. Voire même trouver des logements en ville.

Ainsi, cette saison, 10 joueuses sont logées au CREPS, 4 par le CROUS et 4 en ville.

Pour l’organisation de la scolarité, les joueuses étudiantes bénéficient d’horaires aménagés pour leur permettre de suivre les entrainements et de participer aux matchs.

Les lycéennes sont, de leur côté, accueillies par le lycée de Seclin (pour la filière professionnelle) ou par le lycée de Gondecourt (pour la voie générale). Le lycée est choisi par la famille. Certains cours sont également dispensés directement au CREPS.

Côté terrain, les joueuses bénéficient de 10H30 d’entrainement par semaine (hors compétition). L’organisation de semaine type se fait en début d’année en fonction des cours et des entrainements.

Le suivi des pensionnaires du centre de l’ESBVA vise à :

-          Développer, avant tout, un projet « basket » pour la joueuse,

-          A apporter un bagage scolaire ou universitaire pour la reconversion future.

Le suivi scolaire est assuré en temps réel par l’équipe du centre de formation en lien avec les lycées d’accueil. Un point sportif/scolaire avec compte rendu est fait par le centre de formation à ses 4 interlocuteurs concernés :

-          Les parents de la joueuse,

-          Le club,

-          Le ministère (Jeunesse et Sport),

-          La fédération.

 

Les résultats :

Les équipes U18 et U20 sont engagées dans des championnats saison régulière/phase finale. Depuis le début de saison, les résultats sont tout à fait satisfaisants.

Ainsi, les U18 ont terminé la phase préliminaire en décembre. L’équipe devrait basculer dans une des quatre poules Elite de janvier à avril. A l’issue, les 2 meilleures de chaque poule s’affronteront en ¼ de finale. Les 4 vainqueurs de ces matches se retrouveront en phase finale, pour désigner le champion.

A l’issue de la phase préliminaire, les U18 affichent un bilan de 7 victoires et 1 défaite, dans une poule relevée où Mondeville a constitué le principal adversaire des mini-Guerrières.

Côté Coupe de France, les U18 entreront dans la compétition à compter des 32èmes de finale.

 

Côté U20, le championnat fédéral (N2) s’articule autour de 4 poules de 12 clubs (dont 3 centres de formation de clubs pro par poule). A noter que les équipes des centres de formation ne peuvent pas descendre.

Pendant la saison régulière, les équipes des centres de formation s’affrontent dans des matches inter-centre de formation. Ce championnat ‘Espoir’ se conclut par un Final Four, avec les 2 équipes arrivées en tête des poules Nord et Sud.

Les mini-Guerrières sont invaincues en championnat Espoirs et 7ème en championnat N2. Le championnat N2 permet aux jeunes joueuses des confrontations entre joueuses expérimentées ou anciennes qui continuent leur carrière et jeunes pousses du centre de formation, apportant de l’expérience bénéfique pour le championnat ‘Espoir’.

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